Troisième opus de Bernard Minier, dévoré à vive allure. Et une fois la lumière éteinte, il file encore des frissons.

N’éteins pas la lumière – Bernard Minier

N’éteins pas la lumière, l’histoire

Le soir de Noël, Christine, une animatrice radio, trouve dans sa boîte aux lettres la lettre d’une femme annonçant qu’elle va se suicider. Interloquée, elle fait rapidement le tour de ses voisins pour savoir s’ils pourraient l’aider à l’identifier. Mais l’heure est à la fête et elle ne trouve aucune réponse. Peu après, lors d’une émission radio, un message public l’accuse d’avoir laissé mourir une jeune femme. S’ensuit alors une spirale effrénée : elle est accusée de se droguer, d’être violente avec ses collègues. Christine perd son job, son couple bat de l’aile et son harceleur semble prêt à tout pour la faire flancher.

Le commandant Martin Servaz, lui, a pris un peu de recul par rapport à une affaire qui l’a particulièrement touché. À l’écart dans un centre de revalidation pour policiers, il réfléchit à sa vie et à sa carrière. Un beau jour, il reçoit un colis dans lequel se trouve une clé. Sa curiosité est titillée : il se met à enquêter sur la provenance de celle-ci et cherche à savoir vers quoi elle mène. Il trouve rapidement l’information : elle ouvre la porte d’une chambre d’un hôtel où, peu de temps auparavant, une jeune femme sans histoire s’est donnée la mort.

Mon avis sur ce livre

On suit les deux personnages dans leur quête de la vérite, en alternant les chapitres. L’angoisse est à son comble, on essaye d’assembler les pièces du puzzle et de dévouvir qui se cache derrière toute cette histoire. Mais la violence, à un certain point, peut transformer la victime en bourreau dont la motivation tient désormais en un seul mot : la vengeance.

J’ai découvert Bernard Minier avec son livre « Sœur » que j’ai adoré. J’ai ensuite eu envie d’en découvrir plus sur cet auteur et je me suis plongée dans sa saga qui met en scène le commandant Servaz, un flic bourru au caractère bien trempé. J’ai rapidement enchaîné les romans : Glacé, Le cercle et N’éteins pas la lumière, que je viens de terminer. Verdict ? J’adore. Les enquêtes sont prenantes et l’atmosphère haletante nous met sous tension dès les premières pages (Le premier chapitre de N’éteins pas la lumière est d’ailleurs bien horrible !). Ensuite, on a plus qu’une seule envie : tourner les pages encore et encore pour connaître la suite. On se déconnecte du monde extérieur et on enchaîne ainsi les chapitres.

Le fil rouge entre ces livres est une enquête qui relie Servaz à Hirtmann, un dangereux criminel qui le nargue en lui envoyant régulièrement des nouvelles. Mais si vous n’avez pas le premier tome sous la main, vous ne serez pas perdus pour autant car l’auteur retrace à chaque fois brièvement les faits, de sorte que vous puissiez situer l’histoire. Des romans policiers addictifs que je ne peux donc que vous conseiller si vous avez envie de retenir un peu votre souffle !